Cigarette, mensonge et politique
Vote du 20 juin 2008
20080620vote
Le Comité d'initiative fribourgeois contre la fumée passive tient à remercier les députées et députés qui ont refusé le contre-projet du Conseil d'Etat lors du vote du 20 juin 2008.
Il s'agit de : Mesdames BERSET Solange, BURGENER WOEFFRAY Andrea, KRATTINGER-JUTZET Ursula, MOREL Françoise, PILLER Valérie, ROMANENS-MAURON Antoinette, THALMANN-BOLZ Katarina, et
Messieurs AEBISCHER Bernard, BINZ Joseph, CORMINBOEUF Dominique, DORAND Jean-Pierre, DUCOTTERD Christian, FÜRST René, GANIOZ Xavier, GAVILLET Jacques, GENDRE Jean-Noël, GENOUD Joe, GIRARD Raoul, JELK Guy-Noël, GLARDON Alex, MAURON Pierre, RAEMY Hugo, RIDORÉ Carl-Alex, RIME Nicolas, SCHORDERET Gilles, THOMET René , TSCHOPP Martin,
VIAL Jacques.
Ces élu(e)s du peuple ont pris leurs responsabilité fasse au problème fondamental de santé publique qu'est la fumée passive. Nous sommes convaincus de leur entière adhésion à notre initiative.
Par ailleurs, des députées et des députés s'étaient prononcés verbalement (mais les mots sont volatiles) en faveur de l'initaitve populaire, seule garante d'une protection efficace de la population contre la fumée passive.
Lors du vote leur avis s'est modifié en abstention pour Mesdames AEBY-EGGER Nicole, BADOUD Antoinette, MUTTER Christa et pour Monsieur de ROCHE Daniel.
En acceptation du contre-projet pour Madame HÄNNI-FISCHER Bernadette et pour Messieurs BUTTY Dominique, DÉCAILLET Pierre et MARBACH Christian.
Le respect de leurs déclarations aurait abouti au vote suivant :
34 OUI
36 NON
7 abstentions
Le contre-projet du Conseil d'Etat aurait donc été refusé !
Mais il ne s'agit là que d'une pure hypothèse.
Bulle, le 25 juin 2008
Précisions à l'intention des députés
Précisions à l'attention des députées et députés
A.
Substituts de domicile
L'initiative
« Fumée passive et santé » est très claire
quant à son champ d’application et n'est nullement
excessive. Le Tribunal Fédéral a conclu que
l’initiative genevoise, dont le texte est quasi
identique l’initiative fribourgeoise, est
conforme au principe de
proportionnalité, en
ajoutant que la mesure préconisée est
nécessaire, car une
mesure moins incisive (telle que celle préconisée par
le contre-projet du Conseil d’État) ne permettrait
pas d’atteindre l’objectif recherché, à savoir
la
protection efficace de la
population contre les effets toxiques de la fumée
passive.
Ainsi que le confirme le point 7.3 de l'arrêt du
Tribunal Fédéral du 28 mars 2007, notre initiative
exclut de son champ d’application les
« substituts de domicile », tels que les
cellules individuelles dans les lieux de détention.
Cela a d’ailleurs été précisé sans ambiguïté lors de
la récolte de signatures. La note suivante figurait
sur la feuille d’exposé de motifs distribuée aux
signataires :
« L'initiative
vise à protéger la population et le personnel. Elle
ne s'applique pas aux lieux de séjour à caractère
privatif très marqué, qui constituent des
« substituts de domicile » à l'intérieur
des bâtiments ou locaux publics, dans la mesure où
ils n'affectent pas cette protection. »
B.
Situation à Genève
Voir la mise au point d'OxyRomandie annexée.
Bulle, le 10 juin 2008
Lettre aux députées et députés du Grand Conseil
du Grand Conseil
-
- Concerne : Initiative populaire « Fumée passive et santé »
Madame la
députée, Monsieur le député,
Lors de la prochaine session du Grand Conseil (17 au
20 juin 2008), vous allez devoir prendre votre
responsabilité en tant qu'élu(e) du peuple face au
problème fondamental que sont les effets néfastes de
la fumée passive sur l'organisme humain.
Dans son message du 15 avril 2008, le Conseil d'Etat
a bien précisé entre autres qu'il
n'existe pas de seuil de nocivité du tabagisme
passif. Il
énumère également les maladies les plus fatales qui
peuvent atteindre tant les non fumeurs que les
fumeurs (cancer du poumon, infarctus, etc).
Quelle
citoyenne ou quel citoyen aimerait voir un proche
très cher atteint d'une telle maladie pouvant
provoquer la mort ? Aucun.
Nous en sommes profondément convaincus.
Face à ces terribles conséquences, aucun argument ne
peut être brandi. Toutes les populations de notre
planète en ont pris conscience. Ainsi beaucoup de
gouvernements, soucieux d'assurer le bien- être de
leurs citoyens, ont pris des mesures très efficaces
qui ont eu pour effet une très nette amélioration des
conditions sanitaires et, ainsi, diminué d'une
manière significative les maladies mentionnées
ci-dessus et les coûts qui en découlent. Il est
fondamental que chaque
être humain puisse respirer de l'air non pollué par
la fumée passive pour
préserver sa santé.
Cette prise de conscience est respectée par bien des
fumeurs, nous tenons à les en remercier.
Malheureusement des lobbies exercent une pression
sans état d'âme sur certains décideurs peu enclins à
assurer les conditions sanitaires fondamentales au
développement harmonieux de l'organisme.
L'initiative populaire « fumée passive et
santé », totalement conforme aux principes
directeurs de l'OMS, répond d'une manière sans
équivoque à la volonté du peuple. En effet, par son
égalité de traitement pour tous les lieux publics
fermés, elle est garante d'une protection efficace
contre la fumée passive sans
être excessive.
Dans les pays où cette mesure est déjà appliquée, le
taux de satisfaction de la population va en croissant
et aucun effet néfaste sur l'économie n'est constaté,
bien au contraire.
Nous tenons à relever que le contre-projet proposé
par le Conseil d'Etat n'offre aucune garantie à la
volonté citoyenne. En autorisant les fumoirs, il fait
preuve de beaucoup de largesse et laisse la porte
ouverte à toutes sortes d'exceptions qui vont
totalement à l'encontre d'une protection efficace des
citoyens, y compris des enfants qui accompagnent la
parenté.
En conséquence, nous vous demandons de rejeter le
contre-projet du Conseil d'Etat et d'adhérer au texte
de l'initiative, seul garant de pouvoir respirer de
l'air non pollué par la fumée du tabac dans tous les
lieux publics fermés.
Veuillez croire, Madame la députée, Monsieur le
député, à l'expression de notre parfaite
considération.
Le
vice-président Daniel Schafer
Le président Michel Chapalay